Les échecs de Nintendo (Partie 2)

Comme promis, voici la suite du dossier concernant les échecs commerciaux de Nintendo. Cette deuxième partie est consacrée au Virtual Boy, créé par Gunpei Yokoi, l'inventeur du Gameboy et des Game & Watch.

II - Le Virtual Boy :

Je me souviens encore avec nostalgie du moment où l'on a commencé à entendre parler du Virtual Boy. Dans les magazines de jeux vidéos, tout le monde était circonspect. De mon côté, j'entrevoyais un énorme potentiel pour cette machine, et avec tout le savoir faire de Nintendo, je commençais à fantasmer sur ce que pourraient donner  les jeux sur cette console.

Et puis la console est sortie... Et mes fantasmes sont restés des fantasmes, puisque la console n'est jamais sortie en Europe. Je n'avais donc pas pu l'essayer jusqu'à récemment. En effet, suite aux mauvaises ventes de la console au Japon et en Amérique du Nord, Nintendo a mis fin à la production de la machine, moins d'un an après sa sortie, privant l'Europe de cette console atypique.

Finalement, ce n'est que récemment que j'ai réussi à m'en procurer une pour pas trop cher sur Ebay, ce qui me permet de donner enfin mon avis sur la machine, plus de quinze ans après sa sortie...

La première chose qui frappe lorsque l'on a la console entre les mains, c'est sa taille. Pour vous faire une idée, je vous ai fait une photo de la console à côté d'un Gameboy de première génération. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le Virtual Boy n'est pas une console portable, contrairement à ce que beaucoup ont pensé à l'époque. Surtout si l'on ajoute à l'ensemble la manette et le stand...

La machine peut se brancher sur le secteur, ou fonctionner avec des piles. Dans le premier cas, il faut brancher l'adaptateur secteur directement sur la manette . De même, le logement contenant les piles (6 LR6), vient s'encastrer dans la manette, qui est vraiment l'élément central de la machine. Même le bouton "On-Off" est sur la manette. A noter que, puisque la console n'est pas sortie en France, il n'existe pas d'adaptateur secteur adapté à nos prises de courant.

  Puisque l'on est sur la manette, regardons-là de plus près. Nintendo a toujours apporté un soin particulier à la conception de ses manettes, et le Virtual Boy ne fait pas exception à la règle. La manette se tient parfaitement bien en mains, avec ses étonnantes deux croix directionnelles (une pour le pouce gauche, et une pour le droit). Sur le devant de la manette, on remarque également deux boutons action (A et B), et un bouton Select, ainsi qu'un Start. Enfin, lorsque l'on a la manette en mai ns, l'index droit vient naturellement se poser sur le bouton R qui se trouve sous la manette, et l'index gauche vient se poser sur le bouton L. En bref, la manette est très bien conçue, même si la présence de deux croix directionnelles peut sembler étonnant. Finalement, très peu de jeux utiliseront ces deux croix de direction. 

Concernant la console en elle-même, on distingue deux boutons de réglage sur le dessus, dont le rôle est de régler l'écartement des écrans et la netteté de ceux-ci. Sous la console, on remarque le bouton de réglage du volume, un port externe qui n'a jamais été utilisé, un port casque, et le port de branchement de la manette. On y trouve également le point d'inse rtion du stand, et le logement pour la cartouche de jeu. 

Lorsque l'on a effectué tous les branchements et que l'on tente de jouer, le principal problème de la console saute rapidement aux yeux. Elle est en effet assez imposante, et peu pratique à utiliser. Elle doit nécessairement être utilisée avec le stand, et doit être posée sur une table, à bonne hauteur. Et même si l'on peut régler l'inclinaison de la console sur le stand, il n'empêche qu'une utilisation prolongée fait rapidement mal au dos. Certains craignaient pour leurs yeux suite à l'utilisation de la machine. Je n'ai jamais eu de problème de ce côté-ci. En revanche, je n'ai jamais réussi à trouver une position réellement confortable pour jouer, ce qui fait que je ne peux pas jouer plus d'une heure d'affilée. C'est réellement le gros défaut de la console à mes yeux.

L'autre gros défaut de la console est sa ludothèque. Du fait de sa courte durée de vie, peu de jeux sont disponibles (22 pour le monde entier). En voici la liste :

Titre du jeu Editeur Région où le jeu est sorti
3D Tetris Nintendo

Etats-Unis

Galactic Pinball Nintendo Etats-Unis - Japon
Golf T&E Soft Etats-Unis - Japon
Insmouse no Yakata I'Max Japon
Jack Bros. Atlus Software Etats-Unis - Japon
Mario Clash Nintendo Etats-Unis - Japon
Mario's Tennis Nintendo Etats-Unis - Japon
Nester's Funky Bowling Nintendo Etats-Unis
Panic Bomber Hudson Soft Etats-Unis - Japon
Red Alarm T&E Soft Etats-Unis - Japon
SD Gundam Dimension War Bandai Japon
Space Invaders Virtual Collection Taito Japon
Space Squash Coconuts Japan Japon
Teleroboxer Nintendo Etats-Unis - Japon
V-Tetris Bullet Proof Software Japon
Vertical Force Hudson Soft Etats-Unis - Japon
Virtual Bowling Athena Japon
Virtual Boy Wario Land Nintendo Etats-Unis - Japon
Virtual Fishing Pack-in-Video Japon
Virtual Lab J-Wing Japon
Virtual League Baseball Kemco Etats-Unis - Japon
Waterworld Ocean Etats-Unis

Tout d'abord, je note deux gros soucis par rapport à cette ludothèque :

- Le premier est que certains jeux sont presque impossible à avoir, à moins d'être très fortuné.

- Le deuxième est que presque tous les jeux n'exploitent pas vraiment les particularités de la console. Ce qui veut dire que s'ils étaient sortis sur Gameboy, cela aurait été pareil...

Puisque nous parlons des jeux, qui sont tout de même le plus important sur une console, je vais faire un test rapide de chacun des jeux que j'ai en ma possession :

1 - Mario's Tennis

Mario's Tennis est sans conteste le jeu Virtual Boy le plus facile à trouver. Et pour cause, il était vendu avec la console...

Comme son nom l'indique, il s'agit d'un jeu de tennis, dans lequel il est possible de diriger différents personnages de l'univers de Mario, comme par exemple Toad, Donkey Kong, Bowser Jr, Yoshi, Peach...

Le jeu commence par une balle de tennis qui nous arrive dessus, et je dois dire que l'effet est assez saisissant. Il faut bien reconnaître que, dans ce jeu, l'effet 3D est très réussi.

Ainsi, on a la possibilité de faire des matchs libres, pour lesquels on choisit son ou ses adversaires (en double), le nombre de sets gagnants, la difficulté... L'autre possibilité est de faire un tournoi classique. Ici, pas de mode histoire, comme dans Mario Tennis sur Gameboy Advance, par exemple. Pas non plus de coups spéciaux (ou en tout cas pas à ma connaissance). 

La caméra est placée derrière notre personnage, et le suit en permanence. Sans être ultra-détaillés, les graphismes sont néanmoins agréables, avec des décors personnalisés pour chaque adversaire.

La jouabilité est bonne, même si l'un des deux principaux problèmes apparaît rapidement, après quelques secondes de jeu. En effet, du fait de la 3D, on tape systématiquement à côté de la balle. Soit trop tôt, soit trop tard. Il faut un temps d'adaptation avant de trouver le bon moment pour taper dans la balle. En revanche, une fois que l'on a compris le truc, plus aucun problème.

L'autre problème majeur du jeu est, d'après moi, sa durée de vie. Comme je l'ai dit plus haut, le jeu ne propose pas de mode histoire, ce qui veut dire que l'on ne joue finalement que pour faire un match, de temps à autres.

Au final, ce jeu s'apparente plus à une démo des capacités de la console. Il permet de s'amuser quelques minutes, mais guère plus.

Ma note :

 

 

2 - Virtual League Baseball

Comme son nom l'indique, nous avons ici affaire à un jeu de Baseball. J'avoue avoir toujours bien aimé ce sport, et je dois dire qu'y jouer sur Virtual Boy est une expérience plutôt sympathique.

La version du jeu que j'ai en ma possession est la version japonaise. Les équipes disponibles sont donc des équipes du championnat japonais. Il me semble que dans la version américaine du jeu, ce sont dess équipes nationales qui sont disponibles. Nous avons bien entendu le choix entre différents modes : match simple, all-star game, et mini pennant race. Jusque là, aucun problème. En revanche, les choses se compliquent ensuite pour celui qui ne parle pas japonais. En effet, le nom des équipes et des joueurs est en japonais, et les statistiques sont difficiles à comprendre. Il faut donc choisir son équipe, son adversaire, et le premier batteur.

Si l'on passe au jeu en lui-même, il s'organise bien entendu en deux phases : l'attaque, où l'on dirige le batteur, et la défense, où l'on dirige le lanceur, dans un premier temps, et l'ensemble des receveurs ensuite.

- Les phases d'attaque : le batteur est vu de dos. Lorsque l'on frappe la balle, on passe en vue aérienne du terrain. Les joueurs sont alors tout petits, mais je trouve que la lisibilité du jeu est plutôt agréable. Concernant la jouabilité, aucun problème pour frapper la balle.

- Les phases de défense : la vue est la même que pour les phases d'attaque. On voit donc le batteur de dos, et notre lanceur de face, du coup. Il n'est pas difficile de lancer la balle. En revanche, il est assez difficile de faire un bon lancer. Du coup, le batteur rate rarement la balle. On passe ensuite en vue aérienne du terrain, et l'on déplace en même temps l'ensemble de l'équipe pour rattraper la balle. J'avoue qu'il est assez déconcertant de voir tous les joueurs aller à droite si l'on appuie à droite sur la croix directionnelle. Après quelques minutes, on s'y fait assez bien, je dois dire. Au final, ce système est probablement plus pratique que de sélectionner le joueur que l'on veut déplacer. 

Pour résumer, je dois dire que le jeu est très agréable à jouer, pour peu que l'on connaisse un peu ce sport. Le seul problème du jeu vient de sa trop grande difficulté, à mon sens. Je trouve que l'ordinateur est vraiment redoutable, surtout en attaque. On se prend facilement des home-runs, et le score défile à vue d'oeil...

Pour conclure, ce jeu est un bon jeu de sport, mais il n'est pas indispensable.

Ma note :

 

 

3 - Téléroboxer

Encore une fois, le titre du jeu laisse facilement imaginer le type de jeu dont il s'agit. Il s'agit donc d'un jeu de boxe, mettant en scène des robots.

Le jeu a une particularité : c'est l'un des seuls jeux de la ludothèque à jouer la carte de la réalité virtuelle. On voit donc à travers les yeux du robot que l'on dirige, ce qui signifie que seuls les bras de notre robot sont visibles, et que l'on voit notre adversaire de face. Le jeu a une autre particularité intéressante : il utilise les deux croix directionnelles de la manette. Ainsi, avec la croix directionnelle gauche et le bouton L, on dirige le bras gauche de notre robot, et inversement avec l'autre côté de la manette. Cela est un peu déconcertant au début, mais le confort de jeu est réellement appréciable. Du fait des contrôles et de la vue, l'immersion dans le jeu est une vraie réussite.

On niveau du scénario, rien de plus simple. On participe à une sorte de tournoi, et l'on doit battre l'un après l'autre des adversaires de plus en plus forts, qui ont chacun leur particularité. Ceux qui connaissent Battle Clash, sur Super Nintendo, peuvent avoir une idée du type d'adversaires que l'on va rencontrer dans le  jeu.  

Je tiens à signaler que la difficulté est assez corsée. Dès le deuxième adversaire, les choses deviennent vite difficiles. Heureusement, une pile de sauvegarde permet de ne pas avoir à recommencer au premier adversaire à chaque fois.

Au final, le jeu est plutôt réussi mais, tout comme Mario's Tennis, ce n'est pas le type de jeu sur lequel on va passer des heures et des heures. C'est plus le genre de jeu sur lequel on fait un ou deux combats, une fois de temps en temps. L'ensemble est toutefois suffisamment agréable pour que l'on ait envie d'y rejouer de temps à autres.

Ma note :

 

 

4 - Mario Clash

Comme toute bonne console Nintendo qui se respecte, le Virtual Boy se devait d'avoir son Mario. En attendant de sortir un "Virtual Mario Land" (qui ne verra finalement jamais le jour), Nintendo a décidé de sortir ce Mario Clash, qui est une sorte de remake du Mario Bros. original.

Ainsi, comme dans le jeu original, chaque tableau se joue sur un écran, sur lequel il faudra éliminer tous les ennemis pour passer à l'écran suivant.

Le scénario est simple : la princesse s'est faite enlevée et a été emmenée en haut de la tour Clash. Celle-ci a été remplie de monstres, et il faut monter les étages un par un pour aller sauver sa dulcinée. Chaque écran correspond donc à un étage.

Bien entendu, plus l'on monte dans les étages, plus la difficulté augmente...

Pour éliminer ses ennemis, il faut sauter sur le dos d'un koopa, afin de récupérer sa carapace, qui s e rt de projectile pour se débarrasser des ennemis. Seulement, certains ennemis ne peuvent être éliminés que si on les touche à un endroit précis, ou si on les touche à plusieurs reprises... 

Grâce à l'effet de profondeur du Virtual Boy, le jeu ne se joue pas que sur deux étages superposés, mais également en profondeur, un système de tuyaux permettant d'atteindre certaines zones du jeu.

Pour être très honnête, ce jeu ne m'emballait pas plus que cela avant de l'essayer. Je ne suis, en effet, pas un grand amateur du jeu Mario Bros. Néanmoins, j'avoue m'être rapidement pris au jeu. La diversité des ennemis et la profondeur du jeu donnent un attrait supplémentaire à l'ensemble. Enfin, les niveaux se suivent sans se ressembler, puisque la configuration des plate-formes n'est pas toujours la même, et certaines salles sont par exemple gelées.

A noter également qu'il n'y a pas de pile de sauvegarde dans le jeu, mais il est possible de débuter à l'étage que l'on désire.

Pour conclure, ce jeu est très réussi. Il réussit l'exploit de sublimer le concept du jeu Mario Bros., qui commençait pourtant à dater un peu. Faute de mieux, il est sans conteste le meilleur jeu estampillé Mario de la console. Une vraie réussite à mon sens.

Ma note :

 

 

5 - Panic Bomber

Panic Bomber est un jeu Hudson Soft, qui s'inscrit dans l'univers de Bomberman. Il aurait pu être super sympa d'avoir un Bomberman digne de ce nom sur Virtual Boy. Malheureusement, Panic Bomber n'a rien à voir avec les Bomberman habituels. Il s'agit en fait d'un Tetris-like, ce qui est, sur le coup, une grande déception.

Ainsi, le but du jeu est on ne peut plus simple : il faut aligner (horizontalement, verticalement ou en diagonale) 3 figures identiques pour les éliminer. A cela viennent de temps à autres s'ajouter des bombes, qui permettent de réaliser des réactions en chaîne. Le but est bien entendu de battre son adversaire, malheureusement dirigé par l'ordinateur. Il n'est en effet pas possible de jouer à deux, puisqu'aucun cable link n'a vu le jour sur la console. C'est peut-être le principal défaut du jeu. 

Ceci mis à part, il faut bien admettre que le jeu est très agréable. C'est peut-être même l'un des meilleurs du genre auquel il m'ait été donné de jouer.

Il est complet, il y a de nombreuses options, modes de jeu... Et surtout, un système de passwords permet de ne pas avoir à tout recommencer depuis le début à chaque fois.

Finalement, le jeu est réellement très réussi, et apporte un style de jeu supplémentaire à la ludothèque de la console. En revanche, il est vrai que ce type de jeu aurait pu sortir sur n'importe quel autre support, et que le Virtual Boy n'apporte ici rien de plus, ce qui est tout de même dommage...

Ma note :

 

 

6 - Jack Bros.

De toute ma collection Virtual Boy, Jack Bros. est sans conteste le jeu le plus rare. Il s'agit d'un jeu d'action / aventure, vu de dessus.

Dans ce jeu, on choisit au départ l'un des 3 personnages, issus du folklore d'halloween. Bien entendu, chacun des personnages a des caractéristiques différentes.
Le principe du jeu est simple : les niveaux sont constitués d'une succession d'étages.
Chaque étage est une sorte de mini-labyrinthe rempli d'ennemis. Il faut éliminer les ennemis, ramasser les diverses options, et notamment la clé qui ouvrira l'accès au niveau inférieur. Nous descendons donc c haque étage, jusqu'à l'étage du boss, qu'il faudra afronter. 

Lorsque le boss est vaincu, on passe au niveau suivant, etc...

La progression peut être sauvegardée par l'intermédiaire de mots de passe, ce qui est fort appréciable.

Je dois avouer que j'aime énormément ce jeu. Je trouve que l'ambiance est très réussie, la maniabilité est irréprochable, et l'action suffisamment intense pour donner envie de poursuivre, étage après étage.

Au final, le jeu est une vraie réussite. Il s'agit probablement de l'un des tous meilleurs jeux de la console. Le seul petit bémol que j'apporterai est que, une fois de plus, le Virtual Boy n'apporte pas de réel plus. Le jeu aurait pu très bien sortir sur Gameboy...

Ma note :

 

 

7 - Golf

Bien entendu, pas de surprise avec ce jeu. Il s'agit donc d'une simulation de golf, plutôt bien réussie je trouve.
Le menu nous propose 6 choix : Stroke Play, Tournament Play, Individual Records, Course Records, Continue, et Options. Ainsi, il est possible de faire tout un
parcours, ou de se limiter à un trou pour s'amuser. Ce qui est intéressant, c'est la possibilité de sauvegarder sa partie. Faire un 18 trous peut, en effet, être assez long... 

Si l'on passe aux phases de jeu, on constate que tout est là : le choix du       club, la force du vent, le choix de l'endroit où l'on frappe la balle, le choix  de la position des  p ieds, et la force de son coup.  

Les graphismes sont plutôt jolis, avec des personnages digitalisés. Dommage ici que le gazon ne puisse être vert... 

  En bref, le jeu est très a gréable et très maniable. Je trouve juste qu'il est un peu délicat de doser son coup une fois sur le green, mais je pense qu'avec l'habitude, on doit pouvoir s'en sortir sans souci. 

Ma note :

 

 

8 - Red Alarm

Red Alarm est un shoot'em Up intéressant à plus d'un titre. Tout d'abord, il s'agit d'un shoot en 3D, à la Starwing. Ensuite, il est possible de choisir sa vue, et notamment une vue à l'intérieur du cockpit, qui donne des sensations intéressantes en terme d'immersion.

On peut donc dire que Red Alarm possède des éléments pour séduire. Malheureusement, le jeu n'est pas exempt de défauts. Tout d'abord, tous les graphismes sont en 3D "fil de fer", ce qui ne pose aucun souci dans les jeux en couleurs, mais qui peut en poser dans un jeu monochrome. Puisqu'il n'y a aucune texture, il est assez difficile de distinguer l'espace navigable des murs, et l'on se prend souvent à se cogner à droite à gauche avant de retrouver son chemin. Dommage... De même, chaque vie perdue nous renvoie au début du niveau, même si l'on était arrivé au boss, ce qui est parfois frustrant.  

En dépit de ces défauts, le jeu reste agréable à jouer. Les commandes répondent bien, on peut gérer la vitesse de son vaisseau, voire même faire du sur-place si nécessaire. Un système de lockage automatique des ennemis est également présent, et facilite un peu les choses.

En bref, Red Alarm est un bon shoot'em up 3D, qui n'égale tout de même pas son modèle : Starwing. Dommage, car avec quelques petits efforts, les programmeurs auraient pu réaliser un grand jeu.

Ma note :

 

 

Voilà. J'espère vous avoir donné envie d'essayer cette console atypique, qui est loin d'être inintéressante. Je complèterai l'article si de nouveaux jeux viennent s'ajouter à ma collection.

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